Louis BabinLudique! Si un seul mot pouvait décrire l’approche de composition de Louis Babin, ce serait bien celui-là. Car la création est pour lui une forme de jeux. Ses premières œuvres sont par ailleurs associées au jeu théâtral : Les filles de l’amour divin à la salle Fred-Barry, L’amiral blanc à caractère intimiste au café-théâtre Les fleurs du mal à Montréal puis les productions plus imposantes telles que Le bossu de Notre-Dame au Centre national des arts d’Ottawa et La légende du roi Arthus à l’Usine C à Montréal.

Une carrière de créateur qui pendant près de 30 ans doit cohabiter avec une carrière d’instrumentiste. Altiste jusqu’au début de la vingtaine et trompettiste pendant 40 ans, Louis Babin a eu à mettre beaucoup d’emphase sur le jeu instrumental. Grâce à sa présence sur scène, il a touché à tous les genres musicaux : le classique, le jazz, le contemporain, l’expérimental, l’actuel et même le populaire, ce qui l’aura amené à jouer à New York, Paris, Bâle, Zurich et Toronto.

C’est une palette riche de langages éclectiques qui lui donne les outils nécessaires pour composer ses œuvres cinématographiques, soit des courts-métrages, des longs-métrages, un documentaire et des films d’animation. Il a été en nomination pour la meilleure musique originale au Golden Sheaf Award pour le court métrage Zie 37e Stagen. Une courte incursion dans le milieu publicitaire et corporatif le verra travailler pour des marques aussi prestigieuses qu’Arthur Andersen, Hydro-Québec, Kodak et plusieurs autres.

Il conserve cependant un intérêt profond pour la musique de concert. C’est l’une des raisons qui le pousseront à se ressourcer auprès de Michel Longtin et d’Alan Belkin à l’Université de Montréal. Suite à ce retour aux études, on lui a proposé quelques commandes d’œuvres dont une pièce pour quintette de cuivres, afin de commémorer le 40e anniversaire d’Expo67. Ainsi L’Homme exposé a été créée par les musiciens de l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal sous la direction de Yannick Nézet-Séguin en 2007. Il obtient en 2010 le poste de compositeur en résidence d’une durée d’un an à l’École FACE de Montréal qui célébrait ses 35 ans d’existence.

Son langage musical se raffine et se précise avec ses pièces pour piano Qui suis-je?, Vains sont les jours et finalement Duel. Duel se voit décerner une mention spéciale au World Music Competition IBLA Grand Prize qui a eu lieu en Italie à l’été 2010. Sa suite pour orchestre à cordes La suite du promeneur, créée sous la direction de Boris Brott en 1992, a été reprise par l’Orchestre de chambre de Montréal en 2010, mais avait été jouée auparavant au festival des Eurochestries à Vienne en France par l’Orchestre à cordes de l’École FACE, à l’été 2009.

Au cours des dernières années, son implication à la création musicale en milieu scolaire dans la région de Montréal a pris une place importante : l’École FACE, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île et l’École élémentaire St. Dorothy. Il s’est aussi démarqué en étant publié dans les revues Musique et pédagogie et Canadian Music Educator. Ses articles ont été repris sur le site de l’Éducation musicale.

Louis Babin travaille actuellement à une commande du Quatuor Molinari pour un spectacle destiné au jeune public, qui a reçu l’aide du Conseil des arts et des lettres du Québec et a été accepté au Conseil des arts du Canada. La première du spectacle est prévue en 2012.

Biographie

www.louisbabin.com

www.myspace.com/louisbabin

www.cdbaby.com/cd/louisbabin